L'Institut international de Droit Canonique et de droit comparé des religions (DiReCom)

L'Institut international de Droit Canonique et de droit comparé des religions (DiReCom): histoire et fonctions.

Le 9 Avril 2001, après avoir noté la décision unanime du Conseil de Faculté de la Faculté de Théologie de Lugano (FTL), le Grand Chancelier S.E. Monseigneur Giuseppe Torti décrète l’établissement de l'Institut international de Droit Canonique et de droit comparé des religions (DiReCom), avec ses propresstatuts. Depuis son établissement, l'intérêt scientifique de l’Institut DiReCom est double: d'une part approfondir l'étude du statut ontologique et épistémologique du droit de l'Église Catholique, selon l'indication méthodologique proposée par le Concile Vatican II dans le décret "Optatam totius" (16.4) et en tenant compte également de la riche tradition canonique de l'Eglise Catholique Latine et à la fois des Églises Catholiques Orientales, de l'autre part promouvoir, selon l'esprit décrit par l'Art. 69 de la Constitution Apostolique Sapientia Christiana, analyses de droit comparé parmi les différents systèmes juridiques, en particulier avec ceux qui sont inspirés par ou provenant d'autres Religions.

Même la réverbération didactique de cet intérêt scientifique, est double.

Tout d'abord, au niveau du parcours académique canonique, la stricte application des dispositions données par le décret “Novo Codice" (2002) se concrétise par une constante attention à combiner harmonieusement le moment "fondateur" avec celui "comparatif" dans l'étude et dans le commentaire des normes canoniques en vigueur; il est connu en effet que le Pape Jean-Paul II dans l'acte même de promulgation du CIC du 1983 a mis en évidence son "caractère de complémentarité” par rapport au Concile Vatican II dans la Constitution Apostolique “Sacrae disciplinae leges”. Deuxièmement au niveau du parcours spécifique du droit comparé des religions la grande attention accordée au droit canonique de la part de l'Église Catholique est incontournable pour encourager la redécouverte de tous les principaux instruments de la connaissance du droit ecclésiastique - en particulier le droit à la liberté religieuse, le principe du bien commun et le rôle du droit naturel rationnel pour la protection des droits de l’homme-, instruments revisités et relancés par le pape Benoît XVI à partir de sa lectio magistralis à Regensburg (12 Septembre, 2006).

Le Master